ActusMédias

Le CEFRIO décrypte l’essor du financement participatif en capital au Québec

Deux facteurs favoriseront l’essor du financement participatif en capital

Le CEFRIO a publié un rapport intitulé Financement participatif en capital : l’émergence d’une nouvelle pratique web au Québec, dans le but d’évaluer dans quelle mesure cette nouvelle pratique en ligne sera accueillie par les adultes internautes du Québec. Le rapport décrit les parties prenantes, les caractéristiques et les risques du financement participatif en capital et présente le rôle clé qu’y jouent les portails Web. Il décrit les modèles d’affaires d’une sélection de plateformes de différents pays et illustre les parcours types que doivent suivre les investisseurs pour y investir et celui des émetteurs pour y inscrire leur projet.

Ce mode de financement qui a vu le jour grâce à l’émergence des réseaux sociaux et des plateformes Web répond à un réel besoin des petites entreprises à trouver du financement à moindre coût.

En tant que promoteur de l’usage numérique au Québec, le CEFRIO a examiné les pratiques actuelles de quelques pays en matière de financement participatif en capital. Même s’il s’agit d’une tendance encore émergente ici, plusieurs entreprises québécoises en démarrage souhaitent pouvoir y avoir accès pour se financer auprès du public et de leurs auditoires, entre autres sur les médias sociaux.
Jacqueline Dubé, présidente-directrice générale du CEFRIO

Au terme des travaux du CEFRIO, il ressort notamment que le développement et le succès du financement participatif en capital au Québec reposent sur deux piliers :

  • des investisseurs québécois bien informés sur les caractéristiques de ce type d’investissement, son mode de fonctionnement et les risques qui s’y rattachent;
  • et la mise en place de saines pratiques d’affaires de la part des promoteurs qui offriront de telles plateformes aux Québécois.

Le portail Web de financement joue un rôle central dans le financement participatif en capital, puisqu’il est l’intermédiaire entre l’investisseur et l’émetteur et qu’il est chargé de veiller au respect des règles en vigueur, comme veiller à s’assurer du dépôt des documents de placement. Il agit essentiellement comme un gatekeeper, mais il ne peut cependant pas conseiller les investisseurs. Il doit par ailleurs s’assurer que les entreprises (émetteurs) qui se servent de sa plateforme pour obtenir du financement et les investisseurs respectent les règles applicables. Par exemple, le portail Web a la responsabilité de s’assurer que les investisseurs ont bien compris les risques inhérents avant de confirmer leur investissement sur la plateforme. Le portail doit s’assurer du respect des limites d’investissement et de financement. Le portail Web ne peut non plus détenir des fonds. Au Québec, il est prévu que l’Autorité conserve ses pouvoirs d’inspection envers le portail Web de financement participatif en capital et il est également prévu que l’Autorité maintienne une liste publique et à jour des portails qui auront déposé auprès d’elle les documents et les informations requises pour agir comme portail.

Ces récents travaux de recherche du CEFRIO ont permis d’enrichir notre propre réflexion sur l’encadrement du financement participatif en capital qui devrait être mis en place, notamment en regard du comportement des investisseurs sur les plateformes électroniques de financement. Ces travaux ont été soutenus par notre Fonds pour l’éducation et la saine gouvernance, un outil qui permet de financer des projets qui s’intéressent à la protection et à l’éducation des investisseurs, à la promotion de la gouvernance et à l’amélioration continue des connaissances dans les divers domaines liés à la mission de l’Autorité.
Louis Morisset, président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers

L’arrivée du financement participatif en capital au Québec est imminente. Cette pratique permettra à des sociétés en démarrage et à des petites entreprises du Québec de se financer d’une nouvelle façon. Cette source de financement s’ajoute de façon complémentaire à l’ensemble des produits et services de financement actuellement disponibles dans le marché. Afin de favoriser son développement tout en protégeant les différents acteurs de ce marché, il serait donc judicieux d’adopter une communication orientée vers la sensibilisation aux risques associés à cette nouvelle pratique. Plus les Québécois seront bien informés au sujet de cette nouvelle pratique, plus les retombées sur l’économie du Québec seront positives.

Les résultats des travaux du CEFRIO reposent sur une démarche de recherche en trois étapes :

  • un examen du contenu et du mode de fonctionnement de quelques portails offrant déjà du financement participatif en capital aux États-Unis et ailleurs dans le monde;
  • l’établissement, avec un comité d’experts, d’une typologie des risques associés au financement participatif en capital, principalement du point de vue de l’investisseur individuel;
  • la réalisation de tests en laboratoire auprès d’une trentaine d’adultes représentatifs du marché des investisseurs pour ce type de service financier afin d’analyser leurs comportements dans l’environnement Web du financement participatif en capital.

Le rapport détaillé est disponible en ligne.

Laisser un commentaire

Les articles les plus lus

Envoyez-nous vos nouvelles!

Faites parler de vous en envoyant votre nouvelle ou vos communiqués à ActusMédiasQC.

Envoyer vos nouvelles
Partages